Mayotte
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Villes et mairies du Département de Mayotte (976)

Située à l'entrée nord du canal du Mozambique, Mayotte qui fait partie de l'archipel des Comores est constituée de l'île principale de Grande-Terre ainsi que de plusieurs petites îles secondaires dont la plus vaste est Petite-Terre.
D'origine volcanique, ces îles qui constituent les plus anciennes des Comores sont entourées d'un récif corallien qui délimite l'un des plus grands lagons du monde.
Couvertes d'une végétation luxuriante, elles bénéficient d'un climat tropical soumis à des influences maritimes.
En dépit d'un développement récent des infrastructures de communication, l'administration demeure le principal employeur et le tourisme y reste marginal. De plus, malgré des sols riches et des eaux poissonneuses, Mayotte ne produit que quelques cultures d'exportation, les habitants pratiquant essentiellement une agriculture vivrière et une pêche artisanale.
Alors qu'une tranche importante des anciennes générations ne maîtrise pas le français, les langues locales dont le shimoare et des langues spécifiques à des populations originaires de Madagascar sont encore très vivaces. Le shimoare qui constitue un d ... Lire la suiteialecte swahili proche de ceux utilisés dans les autres îles des Comores cohabite ainsi avec le kiantalaotsi qui est un dialecte swahili du nord de Madagascar et le shibushi qui est une langue austronésienne proche du malgache.

Alors que l'installation saisonnière de pêcheurs sur le littoral semble probable dès les premiers siècles de notre ère, les plus anciennes implantations humaines avérées qui sont le fait de populations d'origine bantou et austranésienne sont datées du VIIIe siècle.
Du IXe au XIe siècle, Mayotte constitue un centre de production de fer prospère qui entretien des relations commerciales avec l'Afrique de l'est et Madagascar ainsi qu'avec des marchands arabo-persans qui introduisent l'islam dans l'archipel. Le déclin de la civilisation dembeni qui se manifeste par l'abandon de la métallurgie et la réduction des échanges commerciaux débouche sur un fractionnement de l'île en chefferies.
Par la suite, l'arrivée de populations swahilis musulmanes venues pour faire du commerce va durablement influencer la culture de l'île. Tandis que la prospérité apportée par le trafic d'esclaves et le négoce des productions agricoles entraîne une multiplication des sites fortifiés et un développement de l'urbanisation, la pratique de l'islam se développe au sein des élites qui sont totalement acquises à la nouvelle religion dès le XIIe siècle.
Alors que Mayotte va être dirigée jusqu'au XVe siècle par des chefs musulmans appelés fanis qui pratiquent le commerce des esclaves à grande échelle et utilisent cette main d'œuvre servile pour mettre en valeur leurs terres, l'arrivée dans l'archipel des Comores de princes shirazi va conduire à la mise en place de sultanats et imposer le chaféisme, au détriment des anciennes traductions islamiques.
Rattachée au sultanat d'Anjouan par le mariage du sultan avec la fille d'un puissant fani, Mayotte va affirmer son indépendance et devenir un sultanat autonome dès le règne de leur fille Aïssa.
Bien que les Portugais aient découvert l'île en 1503, ils ne semblent pas y débarquer avant 1557 et les Européens ne lui portent longtemps que peu d'intérêt.
Affaibli par des rivalités internes et les pillages orchestrés par des pirates européens entre 1680 et 1720, le sultanat de Mayotte attise la convoitise de son voisin d'Anjouan qui tente d'y étendre son autorité par des attaques répétées menées de 1742 à 1791, avant de devenir la cible de pirates malgaches en quête d'esclaves. Durant cette dernière période, de nombreux Malgaches s'établissent dans le sud et une partie de l'est de l'île.
En guerre avec les îles voisines et confronté à la piraterie malgache, le sultan de Mahore fait appel à l'aide militaire d'un roi sakalava déchu pour restaurer son autorité sur l'île. Converti à l'islam sous le nom d'Andriantsoly, l'ancien roi du nord de Madagascar épouse la fille du sultan rétabli dans ses fonctions et reçoit une partie de l'île, avant d'hériter du sultanat qui ne tardera pas à être conquis par les forces de Mohéli en 1833 puis occupé par le sultan d'Anjouan en 1835.
Parvenu à rétablir son autorité en 1836 sur une Mayotte exsangue et toujours soumise à la menace de ses voisins, le sultan qui recherche des soutiens se tourne vers la France à laquelle il décide de vendre son sultanat en 1841.
Peuplée à moitié d'esclaves lors de sa cession, l'île voit encore sa population diminuer en 1848 suite à l'application de l'ordonnance royale abolissant l'esclavage, plusieurs planteurs accompagnés de leurs esclaves décidant de partir vers des contrées plus conciliantes pour ne pas s'y soumettre. Ce départ favorise paradoxalement le développement de la culture de la canne à sucre en facilitant l'installation de planteurs français qui, faute de main d'œuvre suffisante, n'hésitent pas à instaurer en 1856 un système de travail forcé dont la dureté va provoquer une révolte.
Face au déclin de la filière sucrière dans les années 1880 provoqué par la concurrence mondiale, les plantations diversifient leurs cultures, s'orientant en particulier vers la production de plantes à parfum.
En 1886, l'aventurier Humblot obtient du sultan d'Anjouan qui règne sur les îles de Grande-Comores, d'Anjouan et de Mohéli d'accepter l'instauration d'un protectorat français sur ses possessions.
Rattachées au gouvernement de Madagascar en 1908, les Comores en sont séparées en 1946 et obtiennent une relative autonomie administrative. Après leur rejet de l'indépendance en 1958, elles forment un territoire d'outre-mer puis, la capitale qui était située à Dzaoudzi est transférée sur la Grande-Comores en 1966.
Le départ du gouvernement de Mayotte et les sentiments de mise à l'écart et de méfiance qu'il fait naître chez la population de l'île participe à son rejet massif de l'indépendance en 1974, en opposition avec le reste de l'archipel qui vote quasi unanimement pour le départ des Français.
Autoproclamées indépendantes en 1975 afin d'éviter la tenue d'un nouveau référendum individualisant les résultats par île, les Comores échouent à obtenir l'adhésion de Mayotte dont la population confirme massivement lors du second scrutin de 1976 sa volonté de rester Française.
Revendiquée par les gouvernements comoriens successifs et considérée comme occupée par l'ONU qui lui conteste le droit à l'autodétermination au nom de l'intégrité territoriale, la collectivité de Mayotte qui subit une forte immigration clandestine en provenance des îles voisines devient une collectivité départementale d'outre-mer en 2001 puis organise un référendum en 2009 qui débouche sur sa départementalisation en 2011.

Vous trouverez aussi sur la page du Département de Mayotte (976) un grand nombre d'informations, du conseil général aux statistiques de la population en passant par les données géographiques ou les différents élus.

Voici ci-dessous la liste des villes et villages du Département de Mayotte classés par nombre d'habitants. Vous pouvez cliquer sur la commune de votre choix ou rechercher la votre :

Liste des communes

  • MAYOTTE / 97600

    Ville de Mamoudzou, commune de France de 58 000 habitants.

    La mairie de Mamoudzou a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97690

    Ville de Koungou, commune de France de 26 000 habitants.

    La mairie de Koungou a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97615

    Ville de Dzaoudzi, commune de France de 14 000 habitants.

    Préfecture de la région.

    La mairie de Dzaoudzi a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97660

    Ville de Dembeni, commune de France de 11 000 habitants.

    La mairie de Dembeni a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97680

    Ville de Tsingoni, commune de France de 10 000 habitants.

    La mairie de Tsingoni a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97640

    Ville de Sada, commune de France de 10 000 habitants.

    La mairie de Sada a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97650

    Ville de Bandraboua, commune de France de 10 000 habitants.

    La mairie de Bandraboua a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97615

    Ville de Pamandzi, commune de France de 10 000 habitants.

    La mairie de Pamandzi a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97670

    Ville d'Ouangani, commune de France de 9 900 habitants.

    La mairie d'Ouangani a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97620

    Ville de Chirongui, commune de France de 8 200 habitants.

    La mairie de Chirongui a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97630

    Ville de Mtsamboro, commune de France de 8 000 habitants.

    La mairie de Mtsamboro a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97620

    Ville de Bandrele, commune de France de 8 000 habitants.

    La mairie de Bandrele a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97670

    Ville de Chiconi, commune de France de 7 300 habitants.

    La mairie de Chiconi a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97620

    Ville de Bouéni, commune de France de 6 500 habitants.

    La mairie de Bouéni a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97650

    Ville de M'Tsangamouji, commune de France de 6 400 habitants.

    La mairie de M'Tsangamouji a une adresse e-mail et un site Internet.

  • MAYOTTE / 97625

    Ville de Kani-Kéli, commune de France de 5 100 habitants.

    La mairie de Kani-Kéli a une adresse e-mail.

  • MAYOTTE / 97630

    Ville d'Acoua, commune de France de 4 900 habitants.

    La mairie d'Acoua a une adresse e-mail.

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